Nous prenons l’exemple de la zone euro, mais l’analyse pourrait porter sur les autres pays de l’OCDE.

Les objectifs présents de la politique économique de la zone euro sont :
- réaliser les investissements nécessaires pour la transition énergétique, pour la gestion de l’eau ;
- stabiliser ou même réduire les taux d’endettement public ;
- revenir à 2 % d’inflation ;
- dans beaucoup de pays, faire progresser le taux d’emploi.
Ces objectifs sont considérés comme d’importance équivalente par les gouvernements, par la Commission européenne et par la BCE, qui accordent autant d’importance à la réduction des déficits publics et au retour à une inflation de 2 % qu’à la transition énergétique ou à la hausse du taux d’emploi.
Et pourtant, il faut hiérarchiser ces objectifs. Le plus important est de réaliser la transition énergétique pour éviter une catastrophe climatique et de stabiliser les taux d’endettement public pour éviter une crise financière.
Vient ensuite la hausse du taux d’emploi, nécessaire dans beaucoup de pays pour faire progresser les revenus et les marges de manœuvre budgétaires.
Le moins important de ces objectifs est clairement le retour à une inflation de 2 %.
Si le maintien d’une inflation plus élevée que 2 % est nécessaire à la stabilisation de l’endettement public et à l’apparition de marges de manœuvre budgétaires qui permettent de financer un supplément d’investissement, il faut sacrifier l’objectif d’inflation à 2 %.
Sur le même sujet :
- Amérique latine : la “doctrine Donroe” rebat les cartes pour les investisseurs
- BCE : faut-il vraiment craindre une remontée des taux en 2026 ?
- Chine : un virage stratégique vers l’innovation et l’autonomie
- Pétrole à 100 $ : un choc sous-estimé par les modèles économiques ?
- Japon : la fin de la déflation ouvre un nouveau cycle