Les Banques Centrales des pays de l’OCDE ont toutes été confrontées au recul de l’inflation d’équilibre en dessous de l’objectif de 2 % de 2012 à 2020. Elles ont réagi à ce recul de l’inflation en passant à une politique monétaire très expansionniste : taux d’intérêt à court terme nuls ou négatifs, Quantitative Easing.

En conséquence de cette politique monétaire très expansionniste, l’inflation ne s’est pas redressée, mais les taux d’intérêt à long terme se sont effondrés, les prix des actifs financiers ont considérablement augmenté ; cet effort pour faire monter l’inflation a abouti à la mise en place de politiques budgétaires très expansionnistes, et de bulles sur les prix des actifs.
Aujourd’hui, la lutte contre l’inflation conduit à la remontée des taux d’intérêt, et donc à l’apparition d’un endettement public devenu excessif et à la nécessité de passer en conséquence à une politique budgétaire plus restrictive, et au recul des prix des actifs.
Tout cela montre que l’acharnement à faire remonter l’inflation à 2 % a conduit ultérieurement à des conséquences très néfastes, excès d’endettement public, hausse excessive des prix des actifs, qu’il faut aujourd’hui corriger. Un objectif strict d’inflation est une mauvaise idée.
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